Les Visas de L’ANI

Nathalie Mohadjer s’est intéressée aux conditions de vie des hommes ayant subi un traumatisme. Son sujet sur les conditions de détentions et les aberrations du système pénitencier du Burundi, interroge encore une fois l’histoire des hommes pris en otage d’une société inadaptée.


Mila Teshaeiva suit le même exemple en racontant l’histoire d’un peuple bafoué de ses droits les plus élémentaires par une guerre complexe qui sévit depuis plusieurs années suite à l’effondrement du bloc de l’Est. Dans ce projet, elle dénonce une société en déperdition, une société qui ignore l’homme dans son histoire au détriment d’une cause géopolitique, le droit à rester sur la terre de ses ancêtres.


Marie Sjøvold témoigne d’une tout autre manière, même si finalement, elle pose elle aussi les questions de l’histoire de l’homme, l’Histoire avec grand H, autrement dit son histoire comme celles de toutes les femmes. Elle questionne la filiation dans un autoportrait de ses six derniers mois de grossesse. «She is» est à la fois une histoire privée, intime et feutrée qu’elle met à jour pour en construire une histoire commune, celle des générations qui se succèdent, celle d’être au monde.

Marie Sjøvold

Nathalie Mohadjer

Mila Teshaieva

Commission Expositions: Sandie Chanchah do Vale, Stefana Fraboulet, Laetitia Guillemin, Emmanuel Zbinden

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Les lauréats de l’édition 2009

   Chaque année, la commission Expositions de l’Association Nationale des Iconographes présente trois photographes, lauréats des coups de cœur des lectures de book qui ont lieu à Perpignan lors du festival international du photojournalisme VISA POUR L’IMAGE. Les photographies sont ensuite exposées au Bar Floréal à Paris.

Les lauréats de l’édition 2008

A travers l'exploration de l'univers d'un célèbre embaumeur Isaiah Owens, Gianni Cipriano s'attache à décrire son métier, à l'aide d'images dépouillées et détaillées. Cette démarche visuelle rend compte du travail artistique de l'embaumeur qui ressuscite la mort, en plein cœur de Harlem.


Pour Jordi Cohen, la proximité des Tap-Tap (microbus typiques d'Haïti) semble questionner l'instant décisif. Entre le flux incessant des voyageurs et leur irrévocable fixité dans le cadre de l'image, l'auteur offre une vision très singulière de ces personnes rencontrées, captation de ces regards, sous un angle peu commun et sur le vif. Le réel photographié chez incite le spectateur à se positionner.


Plongée dans l'univers des sans-abris de New York, Andrea Star Reese s'attache à décrire ce qui reste de la politique pratiquée depuis les années 90 par le maire Rudolf Giuliani celle de la No Tolerance : une ville propre consistant à éradiquer les campements des sans logis.

Andrea Star Reese

Gianni Cipriano

Jordi Cohen

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Partenaires

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Les lauréats de l’édition 2007

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Camille Millerand

Giuseppe Bizzarri

Eric Lusito

Beat Schweizer

Sophie Gerrard

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Giussepe Bizzari s’est plongé dans l’univers des prisons brésiliennes. Avec un point de vue serré, le photographe bouscule les codes du regard distancié pour une immersion totale dans son sujet. 


Sophie Gerrard articule son projet photographique autour des questions  du recyclage des déchets électroniques en Inde. Elle met en regard des images de portaits posés et des photos d’accumulation de ces déchets dans des tonalités douces. Cette approche systématique accentue le propos sur ces conditions de vie intolérables. 


Eric Lusito s’est intéressé, quant à lui, aux stigmates d’un monde qui n’est plus et pose la question de la mémoire. Sa série sur les vestiges de l’Empire soviétique prend comme décor des bases militaires laissées à l’abandon. Ces photographies à la chambre s’imposent tels des monuments, emblèmes de ces lieux vides. L’accumulation des objets symboliques, portraits de généraux, d’hommes politiques et d’images de propagande renforcent l’intention. 


Camille Millerand pose un regard sur la jeunesse roumaine. Nouvelle venue dans l’Union européenne, la Roumanie oscille entre tradition et modernité. Le regard pluriel du photographe met l’accent sur la dualité de cette jeunesse. 


Enfin, Beat Schweizer présente une série de paysages suédois. La mise à nu de l’image et l’utilisation du noir et blanc subliment cette approche contemplative.